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Des scientifiques américains de la faculté de médecine de Washington à Saint Louis viennent de trouver la présence de chémorécepteur dans nos papilles gustatives qui nous permettraient de repérer
la graisse des aliments. L'étude, publiée dans le Sunday
Telegraph de
dimanche, précise également que la présence de ces récepteurs varie d'une personne à l'autre.
Depuis le XIXe siècle,
nous savons que la langue est capable de distinguer quatre saveurs primaires grâce à des récepteurs sensoriels. Ces récepteurs, appelés chémorécepteur (ou chimiorécepteur) sont des cellules
nerveuses qui détectent les substances chimiques et transfèrent l'information au système
nerveux central.
Les quatre saveurs primaires les plus connues sont le salé, le sucré, l'acide et
l'amer. Une cinquième a été découverte par la suite: l'umami (savoureux). D'autres saveurs peuvent également être détectées chez la souris par exemple (les acides gras, ou le calcium). La
présente étude révèle que la faculté de détecter le gras existerait aussi chez l'homme !
Le récepteur associé à la distinction du gras s'appelle le CD36. Le nombre de
ces chémorécepteurs dans la bouche et dans le nez varie d'une personne a l'autre, ce qui rend les gens plus ou moins sensibles à cette saveur. Dans le cadre d'une expérience menée par le
professeur Nada Abumrad et son équipe, et expliquée dans la revue Journal
of Lipid Research,
22 personnes volontaires en surpoids ont été amenées à boire des solutions liquides. Une tasse contenait de petites quantités d'huile grasse et deux autres ne contenaient pas de gras. Résultat:
le participant qui a le double de CD36 par rapport à son voisin est huit fois plus sensible aux molécules de gras.
Cette découverte pourrait apporter une explication au surpoids dont souffrent certaines personnes. En effet, une personne qui est peu sensible à la présence de gras sera amené à manger plus gras.
La quantité de
CD36 est contrôlée dans l'ADN, via le gène situé sur le chromosome 7, et certains individus possèderaient un variant de ce gène qui engendrerait un faible taux de présence de CD36. Les chercheurs
estiment que 20% des personnes pourraient être concernées par un tel variant.
Docteur Bib qui vous soumet un article un peu compliqué mais passionnant. La recherche avance encore et toujours sur l'alimentation et les facteurs de risque de
l'obésité. A noter qu'une fois encore l'environnement et le mode de vie intervient : un régime plus gras change la donne et rend moins sensible au gras....donc on mange plus gras
Toutefois, une étude complémentaire réalisée sur des animaux précise que, si la quantité du chémorécepteur CD36 dépend de la génétique du sujet, elle peut également évoluer grâce à un régime
alimentaire: un régime riche en graisse réduit la production de CD36, et rend l'animal moins
sensible à la présence de graisses dans sa gamelle.
Auteur de l'article: Cédric DEPOND
Extrait du site Tecno-Sciences.net
Docteur Bib qui vous soumet un article un peu compliqué mais passionnant. La recherche avance encore et toujours sur l'alimentation
et les facteurs de risque de l'obésité. A noter qu'une fois encore l'environnement et le mode de vie intervient : un régime plus gras change la donne et rend moins sensible au gras....donc on
mange plus gras